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Tribune

Publié le  Lecture 18 mins

L’intérêt supérieur de l’enfant : une responsabilité de tous et de chacun

Geneviève AVENARD, Ancienne Défenseure des enfants, adjointe du Défenseur des droits

Sommes-nous bien certains de toujours respecter l’intérêt supérieur des enfants : quand un jeune enfant doit attendre plusieurs mois avant sa prise en charge en structure de soins spécialisée de type CAMSP ou CMPP ? Quand des adolescents sont soignés à l’hôpital dans des services d’adultes, en l’absence de places de pédopsychiatrie ? Quand des enfants sont refusés d’inscription à l’école par des mairies au motif du statut de leurs parents ? Quand des nouveau-nés vivent à la rue ou dans des bidonvilles, sans possibilité d’être hébergés dignement ? Quand des enfants victimes de violences intrafamiliales ne sont pas repérés, ni protégés faute de coordination entre acteurs ? Quand les jeunes pris en charge par l’Aide sociale à l’enfance sont contraints de suivre une scolarité courte, pour le seul motif financier ? Quand des enfants handicapés sont envoyés en Belgique, en raison de l’insuffisance d’offre de service médico-sociale ?
Toutes ces questions et tellement d’autres renvoient à autant de situations réelles dont a été saisi le Défenseur des droits, et qui nous interrogent collectivement sur nos devoirs vis-à-vis de nos enfants, en particulier les plus vulnérables.

Le Défenseur des droits est une autorité indépendante, chargée par la Constitution de veiller au respect des droits et libertés. La loi organique du 29 mars 2011 lui a notamment confié la mission de « défendre et promouvoir l’intérêt supérieur et les droits de l’enfant », mission assurée...

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