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ESPID. La procalcitonine, un marqueur précoce et performant des méningites bactériennes
Dr Jack Breuil
Bâle. Le 3 mai 2006. Comme chacun le sait, la méningite est une urgence dont le pronostic, critique, dépend avant tout de la rapidité du diagnostic et de la mise en route du traitement. L'idéal, tant du point de vue du biologiste que du clinicien, est de disposer d'un examen direct positif : voir le germe permet évidemment de prescrire immédiatement une antibiothérapie probabiliste adaptée. Ce cas de figure n'est malheureusement pas la règle et l'expérience montre que la prise en charge initiale d'une méningite repose souvent sur un faisceau d'arguments auquel il manque la preuve absolue. Rien d'étonnant, dans ces conditions, que de nombreux marqueurs aient été testés : parmi eux la CRP, apparaissant comme la plus à même de distinguer les atteintes virales et bactériennes, a été retenue par une grande majorité des pédiatres. Le problème est que ce marqueur n'est pas hyper-précoce et que son utilisation isolément des paramètres classiques (protéinorachie, glycorachie, polynucléaires sanguins et dans le LCR) n'a pas été validée, ce qui ne permet pas de bien cerner les informations supplémentaires qu'il apporte.
Existe t-il mieux que cette habituelle CRP avec ses limites bien connues des spécialistes ? Deux études françaises, menées en 1997 et 1998 avaient déjà montré qu'une autre protéine, la procalcitonine (PCT), présente dès le début d'une inflammation, pourrait permettre de distinguer les infections...
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